
Se détacher du numérique : et si le plus difficile était simplement de s’arrêter ?
Nous savons presque tous que nous passons beaucoup de temps devant les écrans. Pourtant, lorsqu’il s’agit réellement de poser le téléphone, de fermer l’ordinateur ou simplement de ne rien consulter pendant quelques minutes, l’exercice devient parfois étonnamment difficile. Dans un article publié par WEKA Suisse, la journaliste Brigitte Miller s’intéresse justement à cette difficulté : comment réussir à prendre de la distance avec le numérique sans vouloir pour autant disparaître du monde connecté ? Son approche nous parle particulièrement chez Bas Les Masques, car elle ne propose pas de bannir les écrans. Elle invite plutôt à observer nos automatismes et à retrouver progressivement une utilisation plus consciente du numérique. La vraie question n’est peut-être pas : « Combien de temps dois-je supprimer les écrans ? » Mais plutôt : « Est-ce encore moi qui décide quand je les utilise ? » Un réflexe devenu presque invisible Prenons un exemple très simple. Quelques minutes se libèrent dans notre journée. Une file d’attente. Une pause. Un trajet. Une personne arrive en retard à un rendez-vous. Que faisons-nous presque immédiatement ? La main cherche le téléphone. Pas nécessairement parce que nous avons quelque chose d’important à faire. Simplement parce que ce geste est devenu familier. Une notification, quelques messages, les réseaux sociaux, une information, puis une autre… et les quelques minutes de vide ont disparu. L’article de WEKA propose justement de commencer par observer ces habitudes avant de vouloir les modifier : quand utilisons-nous nos appareils ? Pourquoi ? Pendant combien de temps ? Et surtout : qu’est-ce qui déclenche l’envie de les consulter ? Créer un espace entre l’envie et le geste Une idée particulièrement intéressante consiste à créer une petite pause entre l’impulsion et l’action. Vous pensez à votre téléphone ? Avant de le prendre, attendez simplement quelques secondes. Respirez. Regardez autour de vous. Demandez-vous : « Pourquoi ai-je envie de le consulter maintenant ? » Cela paraît presque insignifiant. Pourtant, cette courte pause transforme déjà quelque chose : le geste automatique redevient un choix. Se détacher du numérique peut commencer exactement là. Non pas avec une interdiction spectaculaire, mais avec quelques secondes pendant lesquelles nous reprenons possession de notre attention. Se détacher ne veut pas dire tout supprimer Chez Bas Les Masques, cette nuance est essentielle. Nous ne sommes pas contre les écrans. Nous les utilisons pour travailler, communiquer, apprendre, nous orienter, créer et maintenir des liens. Ils font partie de notre époque. Mais un outil peut rester un outil sans devoir accompagner chaque instant de notre vie. Une démarche de digital detox peut donc commencer modestement : un repas sans téléphone, une promenade sans notifications, la première demi-heure du matin sans écran ou simplement quelques moments de silence que l’on décide de ne plus remplir immédiatement. Se déconnecter, c’est aussi retrouver du temps réellement partagé. Le regard de Bas Les Masques : retrouver quelque chose à la place Il y a cependant un point sur lequel nous souhaitons aller un peu plus loin. Pour nous, réussir à se détacher du numérique ne consiste pas uniquement à enlever quelque chose. Il faut aussi retrouver quelque chose à la place. Retrouver une conversation qui ne sera pas interrompue. Marcher. Lire. Cuisiner. Bouger. Regarder un paysage. Prendre un café sans rien faire d’autre. Jouer avec ses enfants. S’ennuyer peut-être quelques minutes. Parce que si nous supprimons simplement l’écran en laissant derrière lui un grand vide, l’envie de le reprendre reviendra rapidement. Mais lorsque ce temps retrouve du sens, la déconnexion cesse d’être une privation. Elle devient une expérience. Commencer petit, mais commencer vraiment Inutile donc de décider aujourd’hui que vous allez disparaître des réseaux sociaux pendant un mois. Essayez quelque chose de beaucoup plus simple. Choisissez aujourd’hui un seul moment de votre journée pendant lequel votre téléphone restera volontairement hors de portée. Vingt minutes peuvent suffire. Puis observez ce qui se passe. Avez-vous envie de le reprendre ? Ressentez-vous une légère agitation ? Votre attention cherche-t-elle autre chose ? Ou au contraire, après quelques minutes, quelque chose commence-t-il à ralentir ? Il n’y a rien à réussir. L’objectif est simplement de remarquer. Et si vous essayiez aujourd’hui ? Posez votre téléphone dans une autre pièce pendant vingt minutes. Ne cherchez pas absolument à remplir ce temps. Puis posez-vous une seule question : qu’est-ce que j’ai retrouvé lorsque l’écran n’était plus là ? Pour aller plus loin Cette réflexion rebondit sur l’article de WEKA Suisse consacré à la digital detox et à la pleine conscience. Il propose plusieurs pistes concrètes pour observer ses habitudes numériques, définir des objectifs réalistes et apprendre à créer une pause entre l’impulsion de consulter son téléphone et le geste lui-même. 👉 Lire l’article original : « Digital detox : 3 conseils pour lâcher prise en pleine conscience » – WEKA Suisse Et si vous retrouviez un peu plus de place pour le réel ? Bas Les Masques propose en Suisse romande des expériences de déconnexion numérique pour les personnes, les familles et les entreprises qui souhaitent retrouver un équilibre plus serein avec les écrans. Découvrir nos services
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