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Slow life : retrouver un rythme humain dans un monde qui accélère

De l’Homo sapiens chasseur-cueilleur à l’être humain hyperconnecté, notre environnement s’est transformé à une vitesse vertigineuse. Mais notre besoin de repos, de présence et de relations humaines demeure.

Un besoin profondément humain

Et si notre fatigue racontait aussi l’histoire de notre époque ?

Nous pouvons travailler presque partout, communiquer instantanément, accéder à une quantité immense d’informations et accomplir en quelques minutes ce qui demandait autrefois plusieurs heures.

Ces possibilités sont extraordinaires. Pourtant, plus nous gagnons du temps, plus nous semblons vouloir le remplir. Les messages s’accumulent, les tâches se superposent et le silence devient rare.

La question n’est donc pas de refuser le progrès. Elle est de savoir si nous voulons continuer à accélérer sans jamais décider du rythme auquel nous souhaitons réellement vivre.

« Le monde change à la vitesse de nos outils. L’être humain récupère toujours à la vitesse du vivant. » Bas Les Masques

Une histoire d’accélération

Du chasseur-cueilleur à l’humain connecté

Le regard de longue durée popularisé notamment par Yuval Noah Harari dans Sapiens nous invite à observer notre époque dans une histoire beaucoup plus vaste. Cette histoire n’est ni une célébration naïve du passé, ni une condamnation du progrès. Elle permet simplement de mesurer l’ampleur du changement.

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Se déplacer et s’adapter

Durant une grande partie de son histoire, Homo sapiens a vécu de chasse, de cueillette et de déplacements. La vie n’était pas facile ni idéale, mais elle suivait directement les saisons, la lumière, les ressources disponibles et la vie du groupe.

02

Produire et stocker

L’agriculture a favorisé la sédentarisation, le stockage, la croissance des populations et l’organisation de sociétés plus complexes. Produire davantage est progressivement devenu une condition de leur développement.

03

Mécaniser le monde

Avec l’industrialisation, les machines ont démultiplié la production. Le quotidien s’est davantage organisé autour des horaires, du rendement et d’une mesure toujours plus précise du temps.

04

Connecter chaque instant

Internet et le smartphone ont rendu le travail, l’information, les relations et les divertissements accessibles partout. La distance s’est réduite, mais les occasions d’être interrompues se sont multipliées.

05

Accélérer avec l’IA

L’intelligence artificielle nous aide désormais à écrire, analyser, organiser et créer plus rapidement. Elle ouvre des possibilités immenses, tout en posant une nouvelle question : que voulons-nous faire du temps ainsi gagné ?

La surcharge quotidienne

Lorsque tout sollicite notre attention

Notre environnement numérique n’attend presque jamais. Un message peut arriver pendant une réunion, une actualité pendant un repas et une notification au milieu d’une conversation. Individuellement, chacune de ces interruptions semble minuscule. Ensemble, elles fragmentent nos journées.

Tout paraît urgent

Parce qu’une réponse peut être envoyée immédiatement, nous finissons parfois par croire qu’elle doit forcément l’être.

L’attention se disperse

Nous passons d’un message à une tâche, d’une tâche à une information, puis revenons à ce que nous avions commencé.

La pause se remplit

Les moments d’attente, d’ennui ou de silence sont rapidement occupés par un écran, alors qu’ils pouvaient autrefois créer un espace de récupération.

Le mythe du multitâche

Faire plusieurs choses n’agrandit pas notre attention

Lorsque plusieurs activités demandent réellement de l’attention, nous alternons rapidement de l’une à l’autre. Chaque interruption oblige à quitter un fil, puis à essayer de le retrouver.

Une étude expérimentale publiée en 2015 a notamment observé que la simple réception d’une notification pouvait perturber une tâche demandant de l’attention, même sans consulter le téléphone.

Consulter l’étude sur les notifications

Choisir son propre rythme

La slow life n’est pas une vie au ralenti

Le mouvement « slow » s’est notamment développé dans le prolongement de Slow Food, né en Italie en 1986 en réaction à l’uniformisation et à l’accélération de nos manières de consommer.

Aujourd’hui, la slow life ne consiste pas à effectuer chaque geste lentement ni à renoncer à ses ambitions. Elle invite à choisir consciemment le rythme, la qualité et la place que nous donnons aux différentes dimensions de notre vie.

Faire moins à la fois

Accepter qu’une seule chose puisse mériter toute notre attention, même si d’autres pourraient être commencées en même temps.

Créer des espaces libres

Ne pas remplir chaque minute disponible. Laisser une place au silence, à l’ennui, au repos et à ce qui n’a pas besoin d’être productif.

Revenir à l’expérience

Marcher, cuisiner, échanger, bouger, observer ou rire sans ressentir le besoin de photographier, publier ou interrompre le moment.

Technologie et liberté

L’intelligence artificielle : gagner du temps, pour en faire quoi ?

L’intelligence artificielle peut simplifier certaines tâches, nous aider à comprendre, à créer et à prendre de meilleures décisions. Comme tout outil, sa valeur dépend aussi de la place que nous choisissons de lui donner.

Si chaque minute économisée sert uniquement à produire davantage, répondre à davantage de demandes ou consommer davantage de contenus, l’accélération continuera. Mais si ce temps retrouvé nous permet de marcher, de réfléchir, de partager un repas ou d’être vraiment présents, alors la technologie peut également servir une vie plus humaine.

Si la technologie nous fait gagner du temps, voulons-nous immédiatement le remplir… ou recommencer à le vivre ?

Commencer simplement

Cinq manières de retrouver un rythme plus humain

La slow life ne demande pas de transformer toute son existence. Elle peut commencer par quelques décisions modestes, répétées suffisamment souvent pour redonner de la respiration au quotidien.

Protéger un moment sans téléphone

Un repas, une marche ou la première demi-heure de la journée peuvent devenir de véritables espaces sans sollicitation numérique.

Désactiver l’urgence artificielle

Supprimer les notifications non essentielles permet de choisir le moment où l’on consulte, au lieu d’être appelé par chaque application.

Terminer avant de recommencer

Se consacrer à une tâche, puis passer à la suivante, réduit la sensation d’avoir été occupé toute la journée sans avoir été réellement présent.

Laisser une place au vide

Attendre quelques minutes sans sortir son téléphone peut sembler étrange. C’est pourtant une manière simple de retrouver de l’espace intérieur.

Revenir régulièrement au réel

La nature, le mouvement, les activités manuelles et les conversations directes sollicitent notre présence autrement qu’un écran.

Vivre l’expérience

La déconnexion numérique ouvre un espace. La slow life nous aide à choisir ce que nous voulons y remettre.

Bas Les Masques propose en Suisse romande des expériences pour les personnes seules, les familles et les équipes qui souhaitent quitter temporairement le flux numérique et retrouver un quotidien plus simple, plus direct et plus humain.

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